Les coulisses des start-up : spéciale Paris Fintech Forum

Philippe Guerrier, ITespresso, 03/02/18

Plus de 2000 participants et 140 FinTech sélectionnées !

Le Palais Brongniart à Paris vibrait une nouvelle fois de cette énergie indescriptible qui anime la révolution actuelle du secteur bancaire et de l’assurance.

 

Dans le cadre du Paris Fintech Forum, les FinTech du monde entier avaient pris possession de l’un des plus vieux emblèmes de la Finance, à deux pas de l’une des autorités de tutelles la plus puissantes en Europe et souvent à la pointe de des réformes réglementaires cruciales pour le secteur.

Maturité, espoir et irrationalité

 

Voici les maîtres mots de cette troisième édition.

Maturité car il est très clair que les FinTech sont désormais là pour rester dans le paysage et impactent si profondément les usages que les acteurs traditionnels n’ont plus d’autres choix que de commencer à les acquérir, faute de pouvoir les copier aussi efficacement qu’ils le pensaient initialement.

Espoir car il reste encore des pans entiers de l’économie financière mondiale à digitaliser. Les InsurTech en sont un très bel exemple.

Enfin l’irrationalité des cours du bitcoin et des autres cryptomonnaies (comme le SINGLS). De 20 000$ à 9 000$ il n’y a visiblement qu’un saut…quantique !

 

Plusieurs scènes, un parterre de stands..

 

Outre le Main Stage et ses 600 places accueillant les speakers principaux dont quatre ministres des Finances, il y avait la place pour chacun pour trouver son public et séduire un auditoire garni.

 

Que retenir de nos chers Ministres européens ?

 

Une unité visible mais des orientations bien opposées. Il est très perceptible que la France voit la Révolution FinTech en cours comme une opportunité…à très vite encadrer par de nouvelles taxes.

La Lithuanie a remporté tous les suffrages dans la salle grâce à son discours en phase avec la simplicité d’usage apportée par les acteurs nouvellement créés.

Le Luxembourg offre aujourd’hui l’un des cadres les plus pérennes pour développer sa structure dans l’Europe entière en rayonner.

Bruno Le Maire a défendu le projet de fonds national de 10 milliards d’euros, invitant les autres pays à emboîter le pays de la France car, de son aveu même, « 10 milliards, ce n’est rien du tout ».